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La présidentielle 2002 ne s’est pas encore achevée (les législatives menacent à l’horizon) que déjà, l’on s’excite du côté de certains, ayant en point de mire 2007. Ou comment la politique transforme l’envie de se mettre au service de la communité en ambition personnelle de jeu du pouvoir. Personne n’y échappe, à droite comme à gauche
L’on voyait Nicokas Sarkozy saliver en entendant les sondages qui lui donnaient la préférence pour le poste de premier ministre. Mais comme dans tout bon soap opéra, Chirac ne lui a pas encore pardonné sa « trahison » de 1995 (« Ah Steven, mais quand vas-tu me pardonner ? »). Qu’importe, Sarko se voit bien futur candidat, une fois les éléphants RPR partis à la retraire.
Bien entendu Nico n’est pas le seul. Mais comme dans toute bonne pièce dramatique, les protagonistes et les mystères ne se dévoilent qu’au fur et à mesure, pendant que certains se font tuer en cours de route, faut d’avoir appliqué la bonne stratégie : se faire désirer.
Pendant ce temps, au PS, certains se sentent pousser des ailes, Yoyo parti se ressourcer en Sicile. On connaît les classiques du genre, auparavant lieutenants forts en gueule de la garde rapprochée de Lionel et figures emblématiques du parti : Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, François Hollande et Martine Aubry, dans l’ordre inverse de leur position politique sur l’échiquier du PS.
La surprise du chef vient de notre ami Bertrand Delanoë, sur le devant de la scène depuis sa victoire à la mairie de Paris, dont on croit pouvoir dire qu’elle a été un strapontin pour le nouveau ancien président de la république. Bertrand dément, évidemment. il faudra un jour expliquer aux journalistes ce qu’est une surprise, qu’en éventant le secret, tout l’effet dramatique s’envole en fumée, c’est con quand même. C’est pourtant une loi médiatique triviale...
Nous, on veut du sensationnel, du surprenant, de l’incroyable, du rebondissement, du suspense, des trahisons, bref de l’extraordinaire pour cette élection. Si on commence déjà à connaître les gus qui salivent à l’idée de s’installer dans un beau fauteil Louis XIV de l’élysée, quel ennui. Comment voulez-vous sinon que Grand Manitou version politique renaisse ses cendres en 2007 ?
De toute façon, si ça se trouve, hein !, la Terre aura explosé, un conflit nucléaire, une météorite que Bruce Willis n’aura pas réussi à faire péter, Noël Mamère se sera converti à l’atome, Chirac passera ses vacances en Corrèze et pas aux îles Caïman...
Ca pourrait faire un bon film.