La panne générale électrique qui a touché 50 millions d’Américains à la mi-août a mis en avant les limites du système de libéralisation et de de dérégulation de l’énergie aux Etats-Unis. Les compagnies d’électricité, plus préoccupées par leurs profits que par l’état de leur réseau, n’ont pas fait d’investissements depuis longtemps alors que la demande est sans cesse croissante (les Américains du nord sont les premiers consommateurs d’énergie par habitant et toutes sources confondues).
En réponse, l’administration Bush vient ainsi de prendre une mesure pour « moderniser » le réseau de production d’électricité.
A contre-courant des accords de Kyoto (que les USA n’ont de toute façon toujours pas ratifiés), l’agence fédérale pour la protection de l’environnement (EPA) autorise les quelques 17 000 centrales et entreprises du pays fonctionnant au charbon à se moderniser et augmenter leur capacité en s’affranchissant en grande partie de la législation anti-pollution, la NSR, du moment que les normes ne soient pas dépassées. Ces centrales vont donc pouvoir éviter de s’équiper en nouveaux et onéreux systèmes de contrôle des rejets (suie et autres joyeuses particules).
Aux grands maux les petits remèdes pas chers... voilà une mesure courageuse qui ne remet guère en cause le système...
Sources : www.yahoo.fr et www.epa.gov