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L’Aube de la Nuit

Peter F. Hamilton, Robert Laffon Ailleurs et Demain

Par Mikeul le 10 décembre 2003
Mise à jour le 11 décembre 2003

Enfin un nouveau et grand roman de space opera. Le genre avait quelque peu perdu de sa superbe, peu d’auteurs osant lancer un tel chantier. L’aube de la nuit, c’est 6 volumes dans la collection Ailleurs et Demain, chacun "pesant" entre 600 et 800 pages. Du lourd donc.

Vous aimez le suspense, les récits au long court, les destins séparés puis croisés, des planètes à gogo, du mystère et de l’exploration, un zeste de politique et de philosophie, le tout sans temps mort (ou presque). Alors vous aimerez l’Aube de la nuit.

L’histoire

Pour ne pas dévoiler l’intrigue et notamment la première surprise, je ne dirai que l’essentiel : Lalonde est une planète en cours de colonisation par une poignée de citadins et candidats au voyage, fuyant les grandes arches de la Terre, et accompagnés par des déportés. Lalonde n’en est qu’au stade de agricole, mais un événement inexplicable va entraîner sa chute en quelques jours. Le contact avec le reste de la civilisation est perdu et les villages dévastés. Ce phénomène va inexplicablement se répandre dans toute la confédération.

Rajoutons qu’il existe deux factions dans la confédération, les adamistes et les édenistes, les seconds ayant choisi un mode de vie totalement différent, utilisant les biotechs (habitat et vaisseaux conscients), communiquant de manière télépathique avec leurs congénaires, et transférant la mémoire des défunts dans les habitats.

Et donc ?

Le scénario suit plusieurs personnages et destins qui vont s’entrecroiser, avec une propension à faire de certains de quasi héros invincibles, ce que l’on peut regretter. Mais le récit tient en haleine, creuse plusieurs grands sillons, et même si l’on constate un petit creux en milieu de cycle, on reste scotché à l’histoire.

Le roman (il s’agit bien d’un roman unique et non d’un cycle) n’est peut-être pas au niveau d’Hypérion et d’autres, mais il fait sans contestation partie des très bonnes livraisons. Les amateurs de Science-Fiction attendaient ce genre d’oeuvre qui se fait rare ces derniers temps, plutôt portés sur le style Hard Science (très réaliste d’un point de vue scientifique) et l’Heroic Fantasy.

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