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Cette année, le salon est particulièrement fertile à ce sujet. En effet une nouvelle espèce animale nous est présentée mais attention, le visiteur parisien devra être chanceux pour l’apercevoir entre les stands car les spécimens, bien que variés, ne font souvent que passer et sont en général entourés d’un service de protection et d’un fan-club conséquents.
En tout cas, voici quelques-unes de ses caractéristiques :
ces spécimens sont en général de sexe mâle et d’une longévité importante ;
assez agressifs entre eux, il est préférable de ne les regrouper qu’en sous-espèces aux caractéristiques communes pour éviter les conflits. C’est la raison pourquoi les organisateurs du salon ont préféré présenter seulement les exemplaires les plus caractéristiques et de façon individuelle. Ainsi, aucun des animaux ne devraient se rencontrer ;
en terme de cycle biologique, ces spécimens alternent les phases de sommeil prolongé (on peut parler d’hibernation pour certains) de 7 ans (ou 5 ans maintenant), entrecoupés de brèves phases d’intense activité de 2 ou 3 mois où chacun des animaux se met à découvrir son univers et à chercher un nouvel habitat plus confortable pour passer la morte saison. En général, les spécimens veulent tous le même habitat et la compétition est rude pour le conquérir ;
côté reproduction, cela semble assez énigmatique et les recherches sont en cours. Tout au plus sait-on que les sous-espèces se croisent mal entre-elles, même si certain spécimens subissent des mutations leur permettant de changer de sous-espèce, non sans provoquer de remous parmi ses congénères ;
pour finir, ces spécimens utilisent notre langue mais de façon étrange, si bien que, soit on ne comprend pas ce qui est dit, soit cela ne représente aucun intérêt. Les spécimens les plus intéressants ne sont ainsi pas toujours ceux qui font le plus de bruit mais ils sont en général marginalisés dans leur sous-espèce respective.
Pour ceux que cela intéresse, je dois vous prévenir que la période d’activité devrait durer exceptionnellement jusqu’à mi-juin cette année. Les prochains spécimens ne seront ensuite visibles qu’en 2007, hormis la sous-espèces dominante qui devrait faire de brèves apparitions entre-temps.