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La seule différence entre une élection présidentielle dans une dictature africaine et une élection présidentielle en France ?
Deux sortants qui monopolisent l’élection au lieu d’un seul...
Maintenant il n’y aura plus de différences ; le Président sera élu avec 90 % des voix (c’est nul mais ça évite le pire).
J’aimerais entendre votre conviction intime des présidentielles,par simple curiosité, comme ça, pour savoir, vous semblez être blasé, Je me trompe ?
Je ne suis pas particulièrement blasé mais je constate une chose :
J’ai 26 ans et bien cela fait 26 ans que je les vois ces deux-là (entre autres d’ailleurs)... pour un peu ils feraient presque partie de ma famille !
En France, la politique est un métier, une carrière qui débute jeune et qui se termine souvent très très tard, bien après la retraite officielle. Nous vieillissons en même temps que nos hommes politiques ; ils font partie du paysage, alors qu’à l’étranger le renouvellement des hommes politiques (et donc des idées qui les animent, non ?) est plus important. Combien viennent effectivement de la vie dite « civile » ?
J’ai un peu de mal à comprendre comment ces candidats, au bout de 30 ou 40 ans de vie politique, font pour être toujours motivés et avides de pouvoir.
Pour moi, la politique et l’action publique est plutôt la somme d’enthousiasmes passagers d’hommes et de femmes qui se sont sentis, à un moment donné, appelés à intervenir, à prendre les rennes du pouvoir pour faire avancer le pays. C’est ce renouvellement qui me semble nécessaire pour éviter une sclérose de nos institutions, intéresser les jeunes générations à l’action publique et leur montrer qu’ils peuvent agir pour leur pays et leurs concitoyens.
L’élection présidentielle, dans son déroulement actuel, finirait presque par rendre cynique même le plus idéaliste.
Je ne reviens pas sur l’âge des uns et des autres qui vendent, sans sourciller, l’idée qu’il faut faire de la politique autrement. Un slogan que l’on entend à chaque élection, développé sans aucune pudeur par des dinosaures de la politique. Ajoutant à cela le refus de la discussion de Chichi, la parole médiatique confisquée par les "grands" candidats, la vie civile qui n’a que peu de voix au chapitre, comme le souligne Olivier, etc.
Une simple proposition : un grand pas en avant pourrait être fait si les salariés du privé pouvaient bénéficier de l’aide de la loi pour entamer une carrière politique. Or seuls les fonctionnaires ou apparentés, les professions libérales peuvent, de fait, avoir accès à une carrière (sans oublier les grandes fortunes).